Histoire de la F1

Histoire de la F1
Les Pionniers de la course automobile

La toute première course automobile qui eut lieu en France en 1894, stupéfia le public, mais ce fut bientôt la grande mode, avant que l'augmentation toujours croissante de la vitesse ne restreigne l'exercice de ce sport à des circuits spécialement conçus.

Ce sport a beaucoup changé depuis 1894, mais l'esprit est demeuré le même : des hommes et parfois des femmes, professionnels avant tout, disputent des courses dans des modèles de haute technologie. Dès l'invention de l'automobile, ses partisans ont commencé à créer des compétitions.

Ce n'est que 10 ans après l'apparition de la première automobile qu'une course a été organisée ; c'était une manifestation entre gentlemen qui n'avait rien à voir avec le climat qui règne dans les Grand Prix d'aujourd'hui. Cette première course fut organisée par Pierre Gifard du Petit Journal, et le gagnant du trajet Paris – Rouen (avec une pause pour le déjeuner !) devait être le véhicule qui, sur les 130 km à parcourir, resterait "sans danger, facile à manier et économique".

L'Angleterre et l'Allemagne furent tout d'abord hostiles à l'automobile bien que le moteur à combustion interne fut inventé par les Allemands. En revanche, l'enthousiasme gagna les Français qui créèrent la plus grande industrie automobile. Avec des bolides comme Peugeot et Panhard, les Français ont dominés les courses jusqu'à la fin du XIXe siècle.

Les premières Panhard se conduisaient au moyen d'un levier un peu comme un gouvernail et les Peugeot avaient un guidon. Ces dispositifs furent remplacés assez vite mais le passage des pneus pleins aux pneumatiques fut beaucoup plus tardif.

Les premières courses se déroulaient d'une ville à l'autre selon le principe des rallyes d'aujourd'hui : Les voitures partaient individuellement et l'on décidait du gagnant en fonction du total des temps d'étapes. En 1897, les voitures de courses commencèrent à se différencier des voitures de tourisme : des éléments non essentiels comme les garde-boue et les coussins de sièges disparurent et les fabricants commencèrent à mettre au point des moteurs plus puissants. Cependant, l'inquiétude grandissait à la vue de bolides fonçant sur des routes bordées de foules souvent inconscientes du danger. Cette inquiétude se trouva justifiée par le premier accident de course automobile : Peu après le départ de la course Paris-Nice de 1898, le pilote Benz, M. de Montariol, fit un signe de la main à son ami, le marquis de Martaignac, lequel lâcha le gouvernail pour y répondre. La voiture fit un écart et projeta celle de Montariol hors de la route. M. de Montariol eut la chance d'être éjecté mais son mécanicien mourut d'un traumatisme crânien. De Martaignac entrevit l'accident avant que sa propre voiture ne se retourne elle-même, le tuant à son tour. Le Préfet de Police de Paris essaya d'interdire la course Paris-Amsterdam prévue pour la même année, mais il échoua.





Le début des courses internationales

Au début du siècle, John Gordon Bennett, grand directeur de journaux britanniques, décida de doper l'industrie automobile de son pays en organisant une course entre des équipes représentant des pays plutôt que des fabricants. Les français dans un premier temps s'opposèrent à cette idée car le nombre de participants était limité pour chaque pays et poursuivirent l'organisation de courses de leur coté, mais en 1904, la Course Gordon Bennet reçut une formidable impulsion quand elle fut accueillie en Allemagne. Elle connut alors deux années de gloire avant d'être tuée dans l'œuf par les français en 1906, qui refusèrent de l'organiser en même temps que leur nouveau Grand Prix de l'ACF (Automobile Club de France).

Dans les premiers temps de la course automobile, celle-ci dut faire face à plusieurs catastrophes qui faillirent y mettre fin. En 1903, l'ACF organisa la course Paris-Bordeaux-Madrid, où trois millions de personnes bordaient la route. Nombres de bolides s'encastrèrent dans les arbres car leurs pilotes étaient aveuglés par la poussière, tandis que d'autres, peu habitués à de telles vitesses (Louis Renault fit 105 km/h de moyenne lors de sa première étape) furent renversés, et la course fut annulée près de Bordeaux après l'intervention des gouvernements français et espagnols.

Une fois de plus, le gouvernement français céda à la pression et autorisa les courses, à condition que les routes soient fermées par des barrières et qu'elles aient lieu dans des régions peu peuplées. Ce fut le début des courses sur routes fermées, avant d'être sur circuits fermés comme aujourd'hui.






Le premier Age d'Or

Le premier Grand Prix organisé par l'ACF marqua la fin de la domination française du monde de la course. Ce sport devint plus professionnel et, en plus de voitures de diverses origines, allemandes, italiennes, britanniques, et américaines, apparut une nouvelle génération de pilotes – des hommes comme Felice Nazzaro, Georges Boillot et Jules Goux.

L'Allemagne, l'Italie et la Grande Bretagne voulaient des courses sur leur propre sol mais par malchance pour cette dernière, quand la première piste spécialement construite fut inaugurée à Brooklands, Surrey, en 1907, le monde de la course allait connaître une grande récession. La crise économique, doublée de conflits d'intérêts concernant la réglementation et le lieu des courses, obligea les Français à se retirer en 1909.

Aux États-Unis, par contre, la course commençait à prendre de l'essor. Durant les 10 premières années du XXe siècle, les américains se sont trouvés constamment humiliés par le succès des voitures européennes d'importation et aussi par les exploit de leurs pilotes mais l'inauguration de la piste de l'Indianapolis Motor Speedway en 1909 donna une idée de ce qu'il était possible de faire. L'engouement pour le sport automobile se propagea vers l'Ouest avec la construction d'un grand nombre de routes ou de pistes. La forme la plus prisée était l'ovale de un ou deux miles, qu'on pouvait construire en bois, rapidement et pour pas cher. Cela ravissait les organisateurs car les spectateurs étaient tous rassemblés en un seul endroit et devaient payer un droit d'entrée, et de plus la configuration fermée rendait la course plus intense, rapide et dangereuse. Dès 1917, La championnat national de l'AAA (American Automobile Association) se courrait entièrement sur des pistes ovales dont la plupart étaient en bois. Ces pistes ovales étaient certes appréciées mais elles étaient aussi mortelles. Pourtant, c'était le sensationnel et la présence du danger que les foules, venues admirer des héros tels que Ralph de Palma et Dario Resta, recherchaient.




En Europe, la crise avait disparue en 1911 et, dans les deux dernières années qui précédèrent la Première Guerre Mondiale, la course automobile connu un bref épanouissement qui révolutionna la conception des bolides. Les circuits devinrent plus sinueux, l'accent étant mis aussi bien sur la maniabilité que sur la puissance, ce qui exigeait des moteurs plus souples et des freins plus performants. La guerre immobilisa la course en Europe et il fallut attendre quelques temps pour la remettre debout. On peut juger des effets de la guerre sur le résultat du Grand Prix de l'ACF de 1921 au Mans : Les Américains battirent les Européens à plate couture. Cependant, les ingénieurs avaient beaucoup appris pendant la guerre et leurs connaissances devaient ouvrir la voie d'une période de progrès technologique avec pour principal effet, une domination italienne.


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Fiat travailla sur le moteur à haute vitesse et arbre à cames en tête, en l'adaptant sur un châssis léger 805. Les voitures sorties dépassaient les 170 km/h et Felica Navarro, qui en conduisait une, domina le Grand Prix de France à Strasbourg, qui vit le premier grand départ en masse. La Fiat 805.405 de 1923 fut l'outil d'une première victoire britannique dans un Grand Prix français, mais Henry Segrave, dont le turbocompresseur avait avalé la poussière, se rabattit sur une Sunbeam, laquelle, ironiquement, avait été copiée sur la Fiat de l'année précédente. Après cela, les Fiat se distinguèrent sous la conduite de Bordino et Nazzaro. Alfa-Romeo, qui ne souhaitait pas laisser la victoire à ses rivaux, conçut la P1 pour 1923, qui fut remplacée l'année suivante par la P2, voiture de Grand Prix de conception exceptionnelle. Elle gagna facilement le nouveau championnat du monde des Constructeurs en 1925, et ne fut finalement battue que lorsque le style exubérant d'Antonio Ascari lui fit mordre la barrière du Grand Prix de France de Montlhéry. La voiture se renversa et Ascari fut tué.

L'âge d'or se termina aussi brusquement qu'il avait commencé. Alfa-Romeo se retira, en déclarant que la course était trop coûteuse et en 1926 le monde se dirigeait vers l'une de ses plus grandes crises économiques.



Les premières grandes courses – les premiers grands pilotes

Quand les effet de la Grande Dépression se firent sentir, les organismes de réglementation de ce sport tentèrent d'imposer une formule de voiture de 1,5 litres. Après la mort d'Ascari et des héros américains Resta, Jimmy Murphy et Joy Boyer, les problèmes de sécurité prirent une importance primordiale. Aux USA, l'American Automobile Club introduisit une formule de Stock-car pour Indianapolis afin d'essayer d'attirer de nouveaux fabricants, et cela à fini par marcher à partir de 1930.

En Europe, la situation était semblable, la plupart des organisateurs acceptant toutes sortes de participants afin de remplir les grilles. Les années de la crise économique furent un terrain fertile pour l'apparition des plus grands pilotes et la création des voitures les plus fabuleuses. C'était l'époque d'Achille Varzi, de Louis Chiron, de Rudolph Caracciola et du plus grand de son temps, Tazio Nuvolari. Ces pilotes donnèrent le meilleur d'eux-mêmes dans des courses classiques telles que la Targa Florio en Sicile et la Mille Miglia qui était une épopée à travers des routes de montagne de Brescia à Rome aller – retour.

Dans le Mille Miglia de 1930, on vit Nuvolari et Varzi en combat singulier dans la même équipe Alfa Romeo. A l'aube du deuxième jour, Varzi qui avait trois minutes d'avance sur Nuvolari sur la route mais qui était en retard sur les temps, aperçut les phare de Nuvolari derrière lui. Il pensa que la course était perdue. Puis les lumières disparurent et Varzi se prit à rêver que Nuvolari avait abandonné. Mais à 40 km avant l'arrivée. il fut surpris par un appel de phare et un bruit de Klaxon : Nuvolari était resté derrière lui, toutes lumières éteintes, dans leur course folle à travers les cols...

Nuvolari faisait figure de héros en Italie. Sa conduite, pleine de verve et de doigté, reflétait sa personnalité. Varzi par contre, était de tempérament très calme et très professionnel. Enzo Ferrari dit à propos du début des années 30 : "L'homme qui marqua cette période fut Nuvolari, mais celui-ci trouva en Varzi un adversaire émérite, qui en fait le surpassait par le calme et la perfection du style". Ces grands pilotes courraient pour des fabricants de leur pays. Nuvolari pour Alfa, Caracciola pour Mercedes et Chiron pour Bugatti. Seul Varzi passait d'une voiture à l'autre, en cherchant la meilleure conduite. Quand à Caracciola, il se mit à conduire des Alfa quand Mercedes se retira en 1932

Pendant 5 ans, depuis la fin des années 20 jusqu'au début des années 30, ces pilotes dominèrent la course. Et en 1932, Nuvolari et Caracciola s'affrontèrent avec l'une des voitures les plus prestigieuses de tous les temps, l'Alfa Romeo P3. Elle se conduisait comme un rêve et, dans les mains d'hommes tels que Nuvolari, Carraciola et Baconin Borzacchini, elle gagna presque toutes les épreuves. Cependant, l'ère de la domination de la P3 se termina presque immédiatement, car Alfa se retira et passa le flambeau à Scuderia Ferrari, avec des Monza, voitures plus anciennes.




La révolution technologique

En 1933, en Allemagne, l'arrivée au pouvoir d'Adolf Hitler a eu pour conséquence d'augmenter la subvention du gouvernement allemand qui fut partagée entre Mercedes et Auto Union. L'effort allemand en matière de relations publiques devait conduire à une évolution rapide de la technologie, de la puissance, de la vitesse et du spectacle de la course.

On vit ainsi une période de domination totale des équipes allemandes, dont les premières voitures, la Mercedes W25 et l'Auto Union type A, constituèrent une catégorie à part quand elle apparurent à l'Avus de Berlin en 1934. Quelques problèmes mécaniques de rodage leur causèrent des soucis qui, cependant, n'empêchèrent pas Hans Stuck de gagner au Nurburgring pour Auto Union, et à Manfred von Brauchitsch à Eifelrennen pour Mercedes.

Nuvolari y vit tout de suite un challenge et, comme Mercedes avait déjà une équipe complète (Caracciola, Luigi Faglioli et von Brauchitsch), il demanda de conduire chez Auto Union. A sa grande surprise, il fut refusé. Cette firme avait déjà engagé Varzi qui, malgré son grand respect pour son rival – et probablement à cause de cela – avait toujours dit qu'il ne conduirait jamais dans la même équipe que Nuvolari. Étant donné que Stuck n'était lui-même pas très enthousiaste à l'idée de se mesurer au coté du plus grand pilote de cette époque, Nuvolari dut retourner chez Ferrari et Alfa, mais il se vengea plus tard sur la course qui comptait le plus pour les Allemands.




Les Italiens chez les Allemands

Cette année-là fut tout bénéfice pour Mercedes et Auto Union en ramassa quelques miettes, Caracciola gagnant toutes les grandes courses qui menait au premier championnat des Pilotes Européens. Toutes, sauf une, la classique et redoutable course du Nurburgring d'Allemagne, où 300 000 spectateurs étaient venu assister à la victoire de l'Allemagne. A la fin du premier tour, la P3 de Nuvolari était derrière celle du leader Caracciola. Au neuvième tour il était tombé derrière la nouvelle recrue d'Auto Union, Bernd Rosemeyer, ainsi que Faglioli et l'Alfa de Chiron, et dut s'arrêter pour changer de pneus.

C'est alors que commença l'une des plus grandes courses jamais vues. Parti d'une position quasi impossible, le petit Italien s'arracha jusqu'à la seconde place, en se battant pendant quatre heures sur le tortueux circuit de montagne, avec pour seule arme ses capacités naturelles et l'aide d'une petite pluie fine. Nuvolari rattrapa 45 secondes au dernier tour, avant l'explosion d'un pneu sur la Mercedes de von Brauchitsch, ce qui conduisit Nuvolari à la victoire, victoire du génie sur la technologie, devant une foule allemande totalement silencieuse.

L'année suivante, ce fut au tour d'Auto Union de dominer, car Rosemeyer, ancien as de la moto, gagna le championnat Européen dans une voiture réétudiée, plus maniable, la Type B. "Bernt ne connaissait vraiment pas la peur", rapporta Caracciola, "et ce n'est pas toujours bon. Nous avions en fait peur pour lui à chaque course. Quelque chose me disait qu'il n'était pas destiné à vivre vieux". Malheureusement, Caracciola avait raison. Rosemeyer fut tué en essayant de battre un record de vitesse en 1938 et fut remplacé par Nuvolari. Caracciola gagna son troisième titre Européen en quatre ans.



Les suites de la guerre

L'époque de la domination allemande se termina avant la Seconde Guerre Mondiale et, bien que les courses reprirent peu après le bombardement atomique d'Hiroshima, il fallut un certain temps pour qu'elles retrouvent leur niveau, car il y avait pénurie de carburant. En 1948 la course était de nouveau sur pied. Cette année-là fut une année charnière. On vit la dernière grande course de Nuvolari (dans les Mille Miglia) alors qu'à 56 ans il montra que toutes ses capacités étaient intactes. Il prit le tête et poursuivit tout en crachant du sang car il avais les poumons détruits par l'inhalation des gaz toxiques des années durant. Ce sont les freins de son Alfa qui lâchèrent à Parme.

Plus tard cette année-là, Varzi se tua lors d'une séance d'essais sur piste humide au Grand Prix de Berne. 1948 fut aussi l'année de l'apparition d'un pilote peu connu venant d'Argentine, Juan Manuel Fangio, qui remporta sa première victoire en Europe dans le Grand Prix de Pau.

On pouvait maintenant s'attendre à un championnat du monde et la course automobile allait trouver un nouvel idéal.

(Bibliographie : les folles inventions du XIXe siècle de Léonard de Vries)
(Encyclopédie de la Formule 1)

# Posté le mardi 20 septembre 2005 06:00

1950

1950
Le championnat du monde eut lieu pour la première fois en 1950, rassemblant les Grand Prix de six pays. Alfa Romeo et ses pilotes Farina, Fangio et Fagioli y dominèrent, mais Ferrari attendait son heure.

Le monde de la Course se reconstruisit rapidement après la Seconde Guerre mondiale et, en 1950, l'équipe de direction se prépara à lancer un Championnat mondial. On disposait déjà d'une quantité de matériel, sans compter de nombreux pilotes qui avaient fait leurs preuves dans les années 30. Il est vrai qu'ils avaient perdu les plus belles années de leur carrière, mais malgré ce repos forcé, ils était toujours au top-niveau.



Alfa Romeo en tête.

Le superbe escadron d'Alfa Romeo comprenait les fameux trois F : Dr Guiseppe "Nino" Farina (44 ans), Juan Manuel Fangio (38 ans) et Luigi Fagioli (53 ans). Équipés d'une refonte de la Tipo 158 d'avant guerre, ils écrasèrent l'opposition menée par Ferrari.

Ferrari avait eut des résultats décevants en 1949 et son équipe fut absente de la toute première course de la nouvelle série, tenue à Silverstone un 13 mai maussade en présence de la famille Royale. 21 voitures étaient en piste pour la première course, et Farina eut l'honneur de prendre la première pole position. Fagioli, vieux cheval de bataille, avait tout d'abord mené la course, mais fut forcé de retomber en troisième position derrière Farina et Fangio. Quand le moteur de ce dernier lâcha, Fagioli revint en seconde position, devant la vedette locale, Reg Parnell.

Mais la chance de Farina tourna une semaine plus tard à Monaco quand il déclencha un carambolage de neuf voitures, qui mit, entre autres, Fagioli hors de combat. Fangio échappa au carnage et réussit de nouveau à éviter la catastrophe au tour suivant. Il fit un score mémorable. Ferrari entra au championnat pour la première fois et le jeune Alberto Ascari (31 ans), récolta la seconde place, au tour suivant. Farina et Fagioli réalisèrent un doublé au Grand Prix de Suisse, sur le difficile circuit routier de Bremgarten, et de nouveau Fangio subit une panne de moteur, et les trois autres Ferrari aussi. A Spa, Fangio se rattrapa avec sa deuxième victoire de l'année, devant Fagioli. Raymond Summer fit diversion en menant dans sa Talbot – avant d'exploser.



Les lauriers de Farina

Le premier championnat, comme beaucoup d'autres par la suite, se termina au dernier round de Monza. Fangio avait marqué 26 points contre 24 pour Fagioli et 22 pour Farina. Fangio et Farina pilotaient le dernier modèle 159, plus puissant, mais furent départagés pour l'attribution du titre quand Fangio dut se retirer avec une boîte de vitesse coincée. Farina gagna la course, et par la même occasion, le championnat. Ferrari avait beaucoup travaillé, pendant la saison, à la conception d'un nouveau moteur sans turbocompression, qui donnait jusqu'alors d'excellents résultats hors championnat, et Ascari maîtrisait bien le dernier modèle. Quand sa voiture se retira, il reprit celle de son coéquipier Dorino Serafini et termina second, devant Fagioli. La voiture provoquant le plus de commentaires, la V16 BRM, ne se présenta en fait jamais dans un Grand Prix : Bien que recevant les plus grands éloges, elle fit un début piteux au Trophée International de Silverstone au mois d'Août, forcée de se mettre sur la touche avec une rupture d'arbre de transmission.
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# Posté le mardi 20 septembre 2005 06:03

Fangio

Fangio
Fangio qui est pour moi LE pilote F1 de tous les temps...40 ans,aucune securité à l'epoque;des courses de 500km ...

Bilan de carrière
51 Grands Prix, 29 pole positions, 23 records du tour, 24 victoires, 245 points
Quintuple Champion du monde 1951 - 1954 - 1955 - 1956 - 1957

Nationalité : Argentin
Né le : 24 juin 1911
décédé le : le 17 juillet 1995

Juan-Manuel Fangio devint universellement et simplement connu sous le nom de "Maestro". Pour beaucoup, ce fut le plus grand pilote qui ait jamais existé, il gagna cinq Championnats du monde, en 1951 et entre 1954 et 1957. Il remporta 24 courses avec 51 départs, ce qui était un record à l'époque. Né à Balcare, Argentine, Fangio était le fils d'un émigré Italien.

Au cours de sa jeunesse, il se passionna pour le football et son surnom d'El Chueco (à cheval sur un tonneau) venait sans doute de son style de jeu. Son goût pour la course automobile lui vint pour la première fois lorsqu'il eut la possibilité de faire office de mécanicien à côté d'un client pilotant une Chevrolet, client du garage dans lequel il travaillait. Après son service militaire, Fangio ouvrit son propre garage et commença à piloter dans des courses d'Amérique du Sud, longues, ardues et dangereuses. Il commença à jouir d'un grand succès avant que les restrictions de la guerre n'interviennent. Pendant un certain temps, il n'y eut plus de courses mais Fangio continuait de s'entraîner en pilotant de grandes distances à des vitesses de courses automobiles.

La course automobile revint en activité en 1947 et Fangio fut intrigué par les visiteurs Achille Varzi et Luigi Villoresi, pilotes italiens. L'Argentine Automobile Club avait acheté deux Maserati pour se mesurer à eux et l'une d'elles fut confiée à Fangio. Pendant une brève période de course en Europe, Fangio rencontra également le grand pilote Jean-Pierre Wimille et il fut fortement impressionné par la scène européenne, mais il s'arrêta presque de courir avant de réaliser ses exploits. A son retour en Argentine, il eut un accident de voiture et son copilote et bon ami se tua. Et peu après, Wimille lui-même se tua en Argentine.



Fangio quitte l'Argentine

Avec le soutien du régime de Peron et une Maserati, Fangio fut envoyé en Europe et commença à gagner régulièrement en 1949. La perte de Wimille et maintenant celle de Varzi avait laissé Alfa Romeo sans pilote alors qu'il se préparait au premier grand Championnat du monde en 1950 et Fangio eut la chance de pouvoir piloter. Il perdit d'un cheveu derrière son coéquipier Nino Farina mais il gagna le premier de ses titres à la saison suivante. L'Alfa Romeo Tipo 159 était maintenant largement dépassée et Fangio alla chez Ferrari mais se cassa le cou dans un accident à Monza, ce qui le garda hors du cockpit jusqu'à la saison suivante. Il revint avec Maserati pour lequel il gagna le Grand Prix d'Italie, mais la scène était dominée par son ancienne équipe, Ferrari. Fangio gagna les quelques premières courses en 1954 avec Maserati mais Mercedes-Benz l'enleva alors pour diriger son équipe. Cette année-là, Fangio gagna quatre autres courses dans les voitures argentées de Mercedes avant de gagner un second titre en 1955 avec quatre victoires, en Argentine, en Belgique, en Hollande et en Italie.

A la fin de la saison, Mercedes se retira à la suite du désastre du Mans et Fangio se retrouva chez Ferrari. Cette année, le Championnat devint la course entre Fangio, son coéquipier Peter Collins et Stirling Moss dans la Maserati. A Monza, Collins remit sa propre voiture à Fangio après la panne de celle de Juan, ce qui garantissait au grand homme un quatrième titre. Pour 1957, Fangio retourna chez Maserati et gagna le championnat pour la dernière fois. La course qui illustre le mieux sa carrière est celle du Grand Prix d'Allemagne au Nurburgring. Ferrari avait Peter Collins et Mike Hawthorn rangés derrière lui et Maserati essaya de faire démarrer Fangio avec une charge d'essence légère en espérant qu'il prendrait de l'avance puis qu'il referait le plein et repartirait ensuite en tête. Mais à la suite d'un arrêt trop lent, Fangio perdit 45 secondes quand il revint sur la piste et il fut forcé de piloter comme un fou pour rattraper les deux Britanniques. Et, évidemment, Fangio transportait alors une charge de carburant plus lourde que celle de ses adversaires. Il commença à gagner six secondes par tour sur les Ferrari, puis davantage ensuite. Il dépassa largement Collins et, avec un tour et demi qui restait, il força son chemin pour dépasser Hawthorn. C'était une performance des plus époustouflantes.

En 1958, Fangio fut quatrième dans son Grand Prix à domicile, puis pilota sa dernière course dans le Grand Prix de France à Reims où il termina également quatrième. Sa Maserati avait des problèmes près de la fin, quand le leader de la course, Hawthorn, l'accrocha juste au moment ou Fangio allait franchir la ligne. Hawthorn freina et laissa Fangio passer la ligne devant lui comme marque de respect pour cet homme que les contemporains considéraient comme leur maître.



La victoire à la vitesse la plus lente.

Fangio était noté comme étant quelqu'un qui pouvait gagner une victoire à la vitesse la plus lente et comme étant capable de juger la situation de façon parfaite. Il était beaucoup plus âgé que beaucoup de ses rivaux mais il avait énormément d'endurance. Stirling Moss était le seul pilote réellement capable de lui donner du fil à retordre. Moss battit Fangio au dernier tour d'un superbe Grand Prix de Grande-Bretagne en 1955, et on se demande encore maintenant si le grand homme ne lui a pas laissé la place. Fangio se retira comme champion régnant, titre que Hawthorn reprit à la fin de la saison et dont il jouit malheureusement pendant un temps trop court. Fangio se concentra alors sur ses affaires dans son pays natal de Buenos Aires. Il fut toujours considéré comme un grand sportif et se comportait toujours dignement, ce que certains des pilotes actuels feraient bien d'imiter.

# Posté le mardi 20 septembre 2005 06:08

Mclaren

Mclaren
Mclaren est le team que je supporte depuis que je regarde la F1 C'est a dire 1994...Mclaren c'est bruce mclaren,Senna,Prost,Lauda,Hunt,Hakkinen et les autres ...tous Les meilleurs sont passés par ce team

Pays d'origine :
Date de fondation :
Années d'activité en F1 :
Victoires constructeur : Grande-Bretagne
1963
à partir de 1966
1974, 1984, 1985, 1988,
1989, 1990, 1991, 1998

Le Néo-zélandais Bruce McLaren est le géniteur de la firme McLaren. Né à Auckland, il gagna une course en Nouvelle-Zélande pour participer à la compétition en Europe en 1958. Ses résultats dans les Cooper de la Formule 2 lui permirent d'obtenir une place dans l'équipe du Grand Prix de 1959. Cette année-là, à Hendrick Field, près de Sebring, McLaren devint le plus jeune vainqueur de Grand Prix, à l'âge de 22 ans.

Inspiré par Brabham, McLaren construisit ses propres voitures et forma la société Bruce McLaren Motor Racing Ltd. Son premier châssis de Formule 1, le M2B, fut conçu par Robin Herd et construit en 1966. Malheureusement, dans la première année de la Formule à moteurs de 3 litres, il fut impossible de trouver des moteurs convenables et McLaren dut se rabattre sur un moteur italien, le Serenissima, qui était sous-puissant. Son premier point fut marqué quand il termina sixième dans le Grand Prix de Grande-Bretagne.



La M7 en action

Avant de partir pour rejoindre Cosworth, Herd dessina la M7 McLaren, qui devint une arme potentiellement dangereuse quand elle fut équipée d'un moteur Ford Cosworth. Bruce donna à la voiture une première victoire dans la Race of Champions de Brands Hatch et le champion du monde de l'époque, Denny Hulme, se débattit en 1968 pour obtenir la couronne de lauriers jusqu'à la dernière course avant de perdre derrière Graham Hill.

A Can Am, les McLaren de Bruce et Denny devancèrent tout le monde mais, le 2 juin 1970, Bruce se tua en testant une M8 à Goodwood.

La McLaren M19 était un bon châssis, solide, mais la voiture qui mit réellement McLaren sur le tableau fut la M23 avec laquelle Hulme et Peter Revson gagnèrent trois courses en 1973. En 1974, Emerson Fittipaldi quitta Lotus et les rejoignit pour gagner le Championnat du monde après trois victoires et un certain nombre de finish dans la première année de soutien par Marlboro, un nom devenu synonyme de McLaren.

Fittipaldi perdit derrière Niki Lauda et Ferrari en 1975 puis partit pour créer sa propre écurie Copersucar. James Hunt le remplaça et, après l'une des saisons les plus spectaculaires de la Formule 1, il s'empara du titre avec un seul point de différence. Hunt gagna trois autres courses alors que Lauda reprit le titre en 1977, mais McLaren semblait dépassé par la technologie de l'effet de sol qui amena la Formule 1 sur un nouveau rang.



Les années de pouvoir

La base de victoires de style " rouleau compresseur " de McLaren en 1980 fut posée quand le chef Teddy Mayer vendit une partie de la société au patron Ron Dennis de Project Four de Formule 2. Ce dernier apporta une attention méticuleuse aux détails et la concepteur John Barnard dessina l'un des classiques de la Formule 1, la MP4 en fibre de carbone.

Dennis, qui exploitait une BMW Procar pour Niki Lauda en 1979, persuada l'Autrichien de sortir de sa retraite et Niki gagna à Long Beach et Brands Hatch en 1982. L'équipe se débattit avec des moteurs à aspiration normale par rapport au turbo de nouvelle conception de 1983, mais le début d'une nouvelle turbo V6 Porsche à étiquette TAG était prometteur.

Pour 1984, Dennis sauta sur Alain Prost quand celui-ci devint soudain disponible. Lauda et Prost dominèrent le Championnat, Alain gagnant sept courses devant les cinq de Niki, bien que l'Autrichien ait pris le titre d'un demi-point. Prost se rattrapa en 1985 et gagna un autre titre en 1986, malgré la combinaison Williams-Honda de Mansell et Piquet qui était nettement supérieure.

Williams donna le maximum en 1987, mais l'année suivante Dennis avait la meilleure super équipe possible : Prost, Ayrton Senna et les moteurs Honda. Senna gagna le premier des trois titres en quatre années avec McLaren, bien que Prost quittât pour Ferrari comme Champion en 1989Le retrait de Honda fin 1992 fut un coup dur, mais Senna réussit tout de même à marquer cinq victoires sur moteur Ford en 1993 avant de partir chez Williams.

Les moteurs Ford laissèrent la place aux moteurs Peugeot pour une saison 1994 désastreuse. L'adoption des moteurs Mercedes en 1995 ne fut pas plus fructueuse, tout comme en 1996.David Coulthard remporta pourtant le premier Grand Prix 1997, et ajouta une nouvelle victoire à Monza avant que Mika Hakkinen ne remporte le tout dernier Grand Prix à Jerez.

La saison 1998, avec les deux même pilotes fut l'année du grand retour de McLaren. Elle démarra en fanfare, avec cinq victoires au cours des six premières courses. Ce qui la conduisit tout naturellement au titre suprême grâce à la Maestria du Finlandais volant Mika Hakkinen. Une saison qui fut de loin la meilleure de McLaren depuis 1988. En 1999, McLaren nous a rappelé combien il était difficile de gagner deux titre consécutifs. Possédant le meilleur package Pilote/moteur, McLaren ne su pas profiter de l'accident de Schumacher. Ron Dennis un peu trop sûr de lui, préféra laisser ses deux pilotes s'expliquer sur la piste et Ferrari en profiter.

# Posté le mardi 20 septembre 2005 06:12

Williams

Williams
EN F1 il y a des Figures emblematiques ... SIr frank williams en fait partis

bien y regarder, les débuts de Franck Williams en Formule 1 furent loin d'être calamiteux. En cette saison 1969, son ami Piers Courage est un Pilote en devenir et la Brabham-Ford constitue un bon compromis : deux secondes places aux Grand Prix de Monaco et des USA le prouvent.

Mais Williams, ex-pilote casse cou et brillant marchand de voitures de course, veut devenir plus qu'un simple privé : Tyrrell est son modèle. Il fera donc courir la De Tomaso de l'ingénieur Dallara. Hélas, alors que les progrès commencent à apparaître, Courage se tue lors du Grand Prix de Hollande 1970. Pour Williams, c'est la descente aux enfers. Sans argent ni connaissances techniques mais avec une foi inébranlable, il fera courir des March, construira la Politoys puis les Iso, s'occupera des Hesketh rachetées par Walter Wolf : c'est la galère jusqu'au jour où il trouve de gros budgets au Moyen-Orient ainsi qu'un bon ingénieur.



L'association avec Patrick Head

En 1978, la roue tourne enfin : conçues par Patrick Head, les Williams peuvent enfin porter fièrement leur nom. Le premier succès survient en 1979 avec Regazzoni, le premier titre, l'année suivante avec Jones. Cette fois, le but de Franck Williams n'est plus d'imiter Tyrrell mais de devenir le Enzo Ferrari britannique. Au gré des moteurs utilisés, Williams est plus ou moins compétitif : Grâce à Honda, il revient au premier plan mais un terrible accident de la route, survenu début 1986, l'empêche d'apprécier pleinement ce renouveau. Voilà cet athlète adepte du jogging cloué sur son fauteuil. Mais bien secondé par son associé Patrick Head, Williams puisera l'énergie de continuer, plus que jamais assoiffé de victoires et de titres.

Après Honda, Renault l'y aidera, comme sans doute BMW demain. Les pilotes succèdent encore plus souvent que les motoristes car le duo Williams-Head ne fait pas vraiment dans la psychologie. C'est peut-être pour cela qu'en dépit de son impressionnant palmarès, l'équipe Williams ne suscite ni la sympathie, ni la passion. Franck Williams n'en a cure. Il a joué trop longtemps le rôle du perdant sympa pour ne pas se satisfaire aujourd'hui de cette nouvelle image

# Posté le mardi 20 septembre 2005 06:15